Nous avons tendance à confondre frugalisme et privation, restriction.

Or, le frugalisme n'est en rien synonyme de privation. Il s'agit tout simplement de prendre conscience de ce dont nous avons RÉELLEMENT besoin.


Cet article n'a pas pour sujet le frugalisme. Je ne me définis pas comme une personne frugale si l'on se réfère à la définition stricte du mot.


D'ailleurs, je ne me définis d'aucune façon. Peut-être que je correspond à certains points du frugalisme, de la philosophie du Lagom suédois, du mode slow life probablement... Quoi qu'il en soi et bien que cela soit loin d'être achevé, j'ai mis du temps à me faire une éducation financière EFFICACE et de consommatrice SENSÉE.

Nous sommes les héritiers des idéaux d'après-guerre. La société que nous connaissons a été construite sur la peur du manque.

La surconsommation alimentaire et matérielle s'est ancrée de plus en plus dans nos habitudes de vie.

Bien que la privation engendrée par la guerre ait été une réalité, nous sommes aujourd'hui dans un autre schéma : l'illusion de devoir posséder beaucoup pour être heureux.


Pourtant ce schéma est loin de nous apporter ce bonheur tant convoité.

Il nous desserre psychologiquement et financièrement. La totale.

Nous achetons, encore et toujours, en promo ou non, ces choses dont nous pensons avoir "besoin" pour être mieux ceci ou mieux cela. Mais la sensation que nous recherchons s'évapore au bout de quelques heures, quelques jours tout au plus, laissant derrière elle un sentiment de vide (financier et psychologique) ainsi qu'une accumulation de faux-bonheurs chez soi.

Nous ne sommes que très rarement dans "la juste dose" de l'utilisation de nos biens (alimentaires ou non). Dès que nous essayons de rationner afin de n'utiliser que ce dont nous avons besoin à un instant T nous craignons de passer pour une personne radine ou dans la restriction. La peur du jugement se manifeste alors.



Il y a sans aucun doute un paradoxe. D'un côté nous avons cette volonté qui est d'avoir plus de moyens et de l'autre nous avons un comportement irresponsable totalement incohérent avec nos attentes et nos espérances.


Si je vous fais cet article c'est car je souhaite mettre en lumière certains points assez obscurs pour la plupart d'entre nous.


"Je vis dans une société où si je ne "crache pas" la monnaie je suis considérée comme avare. Si je ne m'achète pas tout ce qui me plaît sous prétexte que "ça coûte pas cher", on dira de moi que je me prive."


Notre société actuelle a tellement évolué ces 50 dernières années... je suis surprise que nous n'ayons pas eu d'éducation financière et d'éducation de consommation en conséquence.

Non, recevoir de l'argent de poche "pour apprendre à se gérer" lorsqu'on est enfant ne suffit pas. Tout comme décider qu'on ne peut pas se permettre de s'offrir un sac ou une paire de chaussures à 800€ lorsqu'on a un salaire à 1500€ n'est pas non plus un signe de bonne éducation financière et de bonne éducation de consommation (selon moi), c'est tout simplement du bon sens.


J'ai rencontré beaucoup de personnes (dont j'ai fait partie également) qui, n'étant pas satisfaite de leur emploi et/ou de leur vie en générale, compensaient en dépensant.

D'une certaine façon, cela s'apparente à une récompense. Pour se récompenser d'avoir tant enduré pendant une journée ou une semaine de travail, nous filons dans les magasins.



La consommation responsable ne se situe pas uniquement d'un point de vue environnementale. Dès que nous parlons de conso responsable nous nous imaginons en train d'acheter locale et avec le moins d'emballage possible. C'est une très bonne chose. Cela dit, ce mode de consommation va bien au-delà de notre responsabilité envers l'environnement. Elle nous responsabilise face à... nous-même.



Constat d'une mauvaise éducation à la consommation :


  • Sensation persistante de vide intérieur et de mauvaise conscience avant achat et après achat

  • Nous adhérons inconsciemment au message qu'on nous véhicule selon lequel nous ne sommes pas assez bien tant que nous n'avons pas acheté ceci ou cela (peut importe que l'achat soit "responsable" ou non)

  • Stagnation voire appauvrissement des moyens financiers

  • Mauvais rapport à l'argent

  • Accentuation de troubles du comportement

  • S'enfoncer dans la croyance qu'on ne peut pas augmenter sa qualité de vie autrement qu'en dépensant frénétiquement

Quels sont les bénéfices d'une éducation à la consommation (et qui tend à la consommation responsable) ?


  • Améliorer notre rapport à l'argent

  • Désencombrer petit à petit notre espace

  • Un gain de clarté mentale

  • Meilleure gestion de nos finances personnelles

  • Une réelle appréciation de ce que nous possédons déjà

  • Diminution du stress

  • Une plus grande satisfaction au quotidien

  • Sentiment d'être alignée avec soi-même


Très sincèrement je suis fière mon parcours vers une meilleure responsabilisation face à mes finances et à mon mode de consommation. Peut-être n'est-il pas compris de tous mais qu'importe car les autres ne sont pas moi et je ne suis pas les autres.


Même si le chemin est encore long, je me sens tellement apaisée et tellement plus sereine qu'avant. Je ne me classe dans aucune catégorie mais en alliant frugalité, slow life, lagom, le minimalisme et autres philosophies de vie ou modes de vie (comme le Hara Hachi Bu du Japon), j'ai pu développer une mentalité beaucoup plus saine face à tout ce que j'ai énoncé précédemment.


Si vous vous reconnaissez dans les points énoncés plus haut, sachez que vous n'êtes pas seul(e)s et que des solutions existent. Parfois il est judicieux de se faire accompagner par une personne ayant vécu cela et ayant traversé les même étapes que vous traversez ou traversez.

N'hésitez pas à réserver votre appel ici, gratuit et sans engagement, afin de m'expliquer votre problématique. Nous pourrons peut-être faire un bout de chemin ensemble pour vous dresser sur le chemin de l’éveil.


Je vous embrasse !




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​© 2019 Anna Michèle Jones